Le coût des maladies cardiaques est considérable pour la Sécurité sociale, qui doit faire face à la multiplication des pontages, angioplasties, médicaments et journées de réanimation. Surtout, ces traitements traditionnels ne sont efficaces qu’à court terme, car ils ne s’adressent pas à la cause principale de la maladie : l’oblitération progressive des artères coronaires et le manque d’oxygène du muscle cardiaque (le myocarde).
Aux Etats-Unis, depuis une vingtaine d’années, le docteur Dean Ornish, cardiologue et professeur à l’université de San Francisco, tente de faire reculer la maladie coronarienne grâce à un programme "naturel", qui relève du principe fondamental de la médecine complémentaire : « Apportez au corps ce dont il a besoin et cessez de l’empoisonner et il guérira souvent tout seul. » Pendant douze semaines, il demande à ses patients de s’identifier à une plante fragile qu’il faut réanimer et soigner. Les consignes :
Quelques "évidences" qui, appliquées au quotidien, apportent des résultats plus probants que la plus sophistiquée des chirurgies ou des drogues.
D’ailleurs, la méthode Ornish a été reconnue officiellement (1). Une étude a montré que sur plus de quatre cents patients "à haut risque", aucun n’a eu d’infarctus, et un seul a dû subir un pontage dans les trois ans qui ont suivi le programme (2). S’il existait un médicament capable de tenir une telle promesse, il n’aurait pas de prix ! Aux Etats-Unis, la Sécurité sociale et une grande mutuelle privée l’ont bien compris : elles mettent en place ce programme et le remboursent intégralement. Mais les médecins et l’industrie chirurgico-pharmaceutique américaine résistent toujours. On le comprend : en 1995, le commerce du pontage cardiaque représentait déjà plus de 22 milliards de dollars…
Janvier 2002