Cristal, la 1ère hit radio en NormandieEcoutez Radio Cristal, la 1ère hit radio en Normandie

En finir avec la douleur Verneuil-sur-Avre Eure

Nous possédons les moyens thérapeutiques pour calmer cette douleur, pourtant beaucoup d’entre nous meurent dans une douleur severe, comment est-ce possible?

Entreprises Locales

Pour toutes informations relatives à cette page, contactez toutlocal.fr.
Centre Hospitalier de Verneuil sur Avre
09 66 12 14 92
20 Rue Frédéric Joliot Curie
Verneuil sur Avre, EU
Hôpital Local
02 32 22 60 20
230 Rue Gén Leclerc
Breteuil sur Iton, EU
Centre Hospitalier l'Aigle
02 33 84 18 33
Rue Doct Frinault
Aigle (L'), OR
SOLIDARITE HOPITAL DE DREUX
02 37 51 52 53
44 Avenue Prés John Kennedy
Dreux, EL
ASS ENSEIGNE SOINS SITUATION URGENCE
02 32 33 80 20
17 Rue St Louis
Evreux, EU
CENTRE HOSPITALIER DE VERNEUIL SUR AVR
02 32 78 82 40
81 Rue Moulin des Murailles
Verneuil sur Avre, EU
Centre Hospitalier
02 33 24 95 13
Rue Doct Frinault
Aigle (L'), OR
Hôpital Local André Couturier
02 32 24 63 22
Rue Hôpital
Rugles, EU
Centre Hospitalier
02 37 51 52 53
44 Avenue Prés John Kennedy
Dreux, EL
CENTRE HOSPITALIER SPECIALISE DE NAVAR
02 32 38 10 36
20 Rue Docteur Michel Baudoux
EVREUX, EU
Données fournies par:
 
Contenu fourni par:

En finir avec la douleur

Anne était en train d’accoucher et la douleur était insupportable. L’anesthésiste l’a regardée, excédé : « Mais enfin, madame, vous avez une péridurale en place ; vous ne pouvez pas avoir mal ! » Pour ce médecin, ce que disait Anne était moins important que ce qu’il pouvait mesurer objectivement. On se demande ce qu’il penserait de ce raisonnement si c’était lui qui était sur la table de travail…
Je me souviens avoir été appelé au chevet d’un malade qui avait un cancer terminal très avancé. Il lui restait quelques mois à vivre. On me demandait de le voir parce qu’il avait dit qu’il pensait sauter par la fenêtre pour en finir plus vite. Automatiquement, on l’avait qualifié de "déprimé". Quand je suis arrivé dans sa chambre, la première chose qu’il m’a dite était qu’il ne dormait plus parce qu’il souffrait toute la nuit. Les doses de morphine qu’il recevait depuis plusieurs semaines ne suffisaient plus à contrôler la douleur. Il avait tellement peur que celle-ci empire qu’il ne voyait d’autre solution que le suicide. A ma grande surprise, j’ai eu du mal à convaincre les internes du service d’augmenter la dose de morphine. « Mais monsieur, me dirent-ils un peu effrayés, avec de telles doses, il risque de mourir ! » Valait-il donc mieux prolonger sa souffrance pour le garder en vie quelques semaines de plus, quitte à ce qu’il choisisse de se suicider ? Une fois l’alternative présentée au patient et à sa famille, personne n’a hésité. Il a choisi de vivre ses dernières semaines, mais aussi sa mort, dans l’apaisement. Plus jamais alors, il n’a été question de suicide.

Aujourd’hui, la moitié des gens qui décèdent à l’hôpital (la grande majorité d’entre nous) meurent dans une douleur "modérée à sévère", a constaté une grande étude américaine (AMA-Council on Scientific Affairs, “Good Care of the Dying Patient”, “JAMA”, 1996). Comment est-ce possible, alors que nous possédons les moyens thérapeutiques pour calmer cette douleur ? Tout simplement parce que les médecins sont encore souvent mal à l’aise avec les médicaments antalgiques. Ils ont peur de faire du patient un toxicomane – ce qui arrive dans moins de 1 % des cas – et redoutent aussi parfois de précipiter la mort chez un patient déjà mourant. Enfin, ils croient beaucoup plus aux signes « objectifs » (la température, etc.) qu’à des symptômes subjectifs comme la douleur.

La solution ? Faire confiance aux patients et se laisser guider par eux. A l’hôpital, ils doivent avoir accès aux doses d’antalgiques qui leur semblent nécessaires. Les études montrent que lorsque les patients ont le contrôle de leurs médicaments antidouleur, ils n’en utilisent pas plus que lorsqu’ils doivent les demander à leur médecin. Et ils sont nettement plus satisfaits ! (J. Ballantyne et al., “Postoperative Patient-Controlled Analgesia”, “Journal of Clinical Anesthesia”, 1993). C’est vrai, il existe un risque – très faible – de faire découvrir les plaisirs artificiels de la drogue à des patients qui pourraient en avoir à nouveau envie une fois leur traitement terminé. Mais pour ma part, j’ai toujours préféré prendre ce risque-là plutôt que celui – insoutenable – de laisser souffrir quelqu’un qui me fait confiance pour que je le soigne.

Mars 2003

Lire d'autres articles sur le site de Psychologies

maville.com lesindependants.com

 

 

En ce moment

Prochain jeu

LA BOITE VOCALE
Aujourd'hui
à 08:20

Emission

Emission en cours !